Journée internationale de la jeunesse: renforcer les compétences des jeunes

Aug 2, 2021

par Elliot Mur

La journée internationale de la jeunesse est célébrée chaque année le 12 août afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les problèmes de la jeunesse et de maximiser le potentiel des jeunes en tant que partenaires dans la société. Sachant que les jeunes sont essentiels pour apporter une paix stable et durable, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies travaillent pour faire en sorte que les jeunes puissent avoir développée leurs talents et discuter avec d’autres jeunes sur les problèmes du monde.

Souvent, les jeunes manques de formations au métier essentiel. Pour en corriger, un atelier de formation a été organisé par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilization en RD Congo (MONUSCO). Une cinquantaine d’étudiants d’Uvira ont acquis les compétences et l’expertise nécessaires pour échapper aux groupes armés et gagner en indépendance. L’objectif de ces formations est d’accorder aux jeunes défavorisés une chance de participer de manière significative à la société et leur apporter de l’espoir. Les formations de la MONUSCO ont continuellement mis en évidence l’importance des formations non seulement dans le développement personnel des jeunes, mais aussi dans le développement de la communauté et de la République Démocratique du Congo. Pour faire en sorte que la RDC continue de prospérer, en lui confiant les compétences et la discipline des emplois nécessaires, les jeunes peuvent avoir leur place dans la société.

Jonas Byaruanga : Comment la MONUSCO a changé ma vie de jeune désœuvré. Photo: MONUSCO/Jean-Tobie Okala

L’un des bénéficiaires d’une formation de la MONUSCO a raconté comment cela a changé le sort de sa vie. Jonas Byaruanga, a suivi une formation en réparation de téléphones portables dispensée par les Casques bleus bangladais de la MONUSCO, et maintenant, 10 mois plus tard, Jonas est à la tête de deux ateliers de réparation de téléphones portables. Jonas a déclaré qu’avant de participer à l’atelier, il s’était retrouvé au chômage après avoir tenté de poursuivre une carrière dans la photographie. Il avait alors entendu parler des ateliers organisés par la MONUSCO et avait décidé d’y assister. Bien que Jonas puisse encore rencontrer des difficultés en matière de revenus, en raison du fait qu’il s’agit d’une nouvelle entreprise et du coût de l’énergie et des matériaux, Jonas est toujours en mesure de fournir aux besoins de sa famille, y compris ses deux enfants. Jonas a également réitéré l’importance de s’engager auprès des jeunes et de la nécessité pour les autorités de le faire également.

« Aux jeunes désœuvrés qui errent par-ci, par-là, à longueur de journée, nous demandons de nous emboîter le pas en suivant de telles formations qui peuvent ouvrir des portes et leur éviter d’être oisifs et inutiles à la société. »

Ensuite, financée par la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilization en République Centrafricaine (MINUSCA) dans le cadre d’un projet à impact rapide pour impacter la vie quotidienne, la communauté des jeunes du 8ème arrondissement de Bangui ont célébré l’ouverture d’une maison des jeunes dans le quartier. Le besoin d’avoir un endroit sûr pour rencontrer d’autres jeunes et discuter des problèmes qui les concernent est un objectif important pour eux. Lors de la cérémonie d’ouverture officielle, le ministre de la Jeunesse et des Sports a souligné qu’il s’agissait d’un « endroit idéal » pour que les jeunes se rassemblent. Ce centre pour jeunes leur permettra de s’engager avec d’autres jeunes de la communauté sur la façon de promouvoir la paix et l’harmonie sociale. Ce centre à Bangui est l’un des nombreux projets de reconstruction facilités par la MINUSCA dans le cadre de la mission en cours visant à inclure le développement des jeunes dans les efforts de paix et de réconciliation.

Au Soudan du Sud, lors d’un atelier, des jeunes du Bahr El Ghazal occidental ont obtenu leur diplôme d’un cours de formation professionnelle de deux mois mis en œuvre par la Section de secours, de réintégration et de protection de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) en partenariat avec Unity Cultural and Development Center (UCDC). L’autonomisation des jeunes par les activités programmatiques reste une priorité clé pour la MINUSS, qui cherche à améliorer les compétences des jeunes et à plaider pour plus d’opportunités pour eux. Dans ce cours, visant à réintégrer les jeunes qui avaient abandonné l’école à la suite du conflit dans le Soudan du Sud, les jeunes hommes et femmes ont appris comment renforcer leur capacité socio-économique pour « les réintégrer dans une communauté résiliente ». Rita Charles Unango, une rapatriée de Bagari Jedid, et Andrea Ali Angelo, un autre diplômé du programme, ont remercié les organisateurs de les avoir formés et de la façon dont ils pourront désormais générer des revenus pour leur famille. Angelo, qui a maintenant acquis les connaissances et les compétences nécessaires pour créer sa propre entreprise de menuiserie, pense que cela « contribuera à résoudre les problèmes rencontrés par de nombreux rapatriés dans sa localité ».

Une caravane de la paix initiée par des jeunes de Bandiagara avec l’appui de la MINUSMA

Au Mali, à travers le Bureau de la Communication et de l’Information publique à Mopti, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilization au Mali (MINUSMA) a soutenu la « caravane de la paix » qui vise à promouvoir la paix, la réconciliation et la cohésion sociale dans la région. Lancés dans la ville de Bandiagara, les organisateurs ont tenu trois sessions consécutives sur le rôle des participants dans les processus de paix et de sécurité. Alors que la Caravane commençait son voyage de plusieurs semaines allant en communauté en communauté, les participants, principalement des jeunes hommes et femmes, en ont appris davantage sur le contexte socio-sécuritaire et ont discuté des moyens de réduire la violence intercommunautaire. En effet, cette région de Bandiagara, est l’une des « plus grandes hottes de violences intercommunautaires en raison du manque et du partage des ressources naturelles ».

En effet, le changement climatique exacerbe la rareté des ressources et les vulnérabilités existantes, c’est ainsi que la paix et la sécurité sont menacées. Les populations continuent d’être déplacées et, par conséquent, les jeunes ont pris la responsabilité de s’assurer que le dialogue et les conversations continuent d’avoir lieu pour installer plus de sécurité au sein de la communauté. D’autres sujets et problèmes qui se sont posés lors de déplacements dans la région concernaient la nécessité de prévenir le recrutement de jeunes dans les groupes armés, un problème majeur au Mali. Voyant le succès et le niveau élevé d’engagements et de participation des jeunes qui ont démontré les leçons apprises et la réflexion, les organisateurs et la MINUSMA ont encouragé davantage d’activités de dialogue pour les jeunes et les autres membres de la communauté.

Dans le but de présenter différents concepts de genre et comment combattre les rôles et les stéréotypes liés au genre, le conseiller en genre et l’équipe des affaires civiles de la Force des Nations Unies Chargée du Maintien De La Paix À Chypre (UNFICYP) ont organisé un atelier au camp d’été PeacePlayers International-Cyprus, qui comprenait 60 jeunes représentant les deux communautés à Chypre, le Moyen-Orient, l’Irlande du Nord, l’Afrique du Sud et les États-Unis d’Amérique. Cet événement organisé à Agros a invité les jeunes participant à remettre en question les stéréotypes de genre existant dans leurs propres cercles, notant qu’il existe de nombreux stéréotypes profondément enracinés qu’il faut briser, tout en forgeant des amitiés intercommunautaires et en renforçant les compétences en leadership.

« Nous avons beaucoup de jeunes filles fortes dans notre programme et ici au camp, et cela leur a permis d’exprimer leurs frustrations auxquelles elles sont confrontées au sein de leurs communautés respectives, mais plus important encore, comment elles essaient de changer et de briser ces stéréotypes. » — Directeur général de PeacePlayers International-Cyprus, Jale Canlıbalık

En outre, un programme d’entrepreneuriat soutenu par l’UNFICYP intitulé, les étudiants de Famagouste, a réuni 26 étudiants pour renforcer le dialogue sur l’île et leur participation aux efforts de consolidation de la paix. Au cours de ces réunions en ligne, les jeunes ont collaboré pour aborder diverses questions allant des problèmes environnementaux à la manière de mettre fin à la violence à l’égard des femmes et de proposer des idées d’entreprise en Chypre.

De même, la Force Intérimaire Des Nations Unies Au Liban (FINUL) mène de nombreux programmes et formations de sensibilisation qui visent à informer les jeunes sur le mandat de la FINUL et à former un partenariat avec eux. Dans le passé, la FINUL, en collaboration avec les Forces armées libanaises (LAF), a organisé des programmes éducatifs pour répondre aux questions et montrer comment la FINUL a fait progresser la paix au sud du Liban. De plus, connaissant les innombrables avantages du sport sur la promotion du travail d’équipe et la promotion de la communauté, les Casques bleus coréens de FINUL ont, pendant plus d’une décennie, formé plus de 800 étudiants de différents villages au taekwondo.

À son tour, le programme Mission d’Administration Intérimaire Des Nations Unies Au Kosovo (MINUK) sur la Jeunesse, la paix, et la Sécurité, s’est associé à l’UNICEF Innovations Lab Kosovo, à l’ONG « Peer Educators Network » et à l’ONG « United Youth Task Force » du réseau multiethnique de jeunes artisans de la paix du Kosovo, pour organiser un atelier de développement de projet appelé « UNited Youth vs. COVID-19». Soulignant que la pandémie de COVID-19 a particulièrement touché les jeunes, des activités axées sur les jeunes seraient la solution pour renforcer la résilience au sein des communautés du Kosovo. Les six équipes de jeunes multi-ethniques et leurs mentors ont été félicités pour leurs efforts d’idées et récompensés par des subventions pour en faire une réalité. Les idées de projet se sont concentrées sur un éventail de questions, telles que l’accès à l’éducation et le retour à l’école en toute sécurité, le dialogue intercommunautaire, l’inclusion des jeunes handicapés et les activités de sensibilisation des jeunes et les problèmes liés au COVID-19.

Pour en conclure, les missions de maintien de la paix reconnaissent que le développement et l’autonomisation des jeunes ne peuvent qu’apporter des avantages. Les jeunes sont capables de choses formidables, s’ils ont les compétences et les moyens de le faire. Par conséquent, il est de la plus haute importance que chacun continue de les soutenir pour assurer une paix durable.


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